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Héron strié - 2


Butorides striata, Héron strié

On le nomme en Shimaorais et Shibushi : Shidankahi

Monsieur Héron, très attentif à son environnement, reste aux aguets, des fois que quelque chose bouge à la surface de l'eau. Tout cela, pour notre plus grand plaisir.

Encore un moment de vie partagé avec un oiseau, un moment que je ne pourrai pas partager, ailleurs que là-bas.


En plumage éclipse, les mâles de la race nominale striatus présentent généralement un dessus vert grisâtre (on le nomme aussi héron vert), excepté les côtés, l'arrière de la tête et le cou qui sont gris pâle. Le capuchon est vert-bouteille foncé. La gorge est blanche, les côtés de la poitrine chamoisés et le reste des parties inférieures gris clair. Le bec est jaune noirâtre avec une base teintée de vert. Les lores affichent une couleur sombre, les iris sont jaunes. Les pattes sont noires ou jaune verdâtre.




Pendant la période nuptiale, les plumes du capuchon deviennent plus longues, formant une sorte de crête. Au moment des parades, de nombreuses transformations interviennent. Les becs prennent une teinte noir brillant, les lores deviennent bleu-noir foncé, les iris virent à l'orange et les pattes adoptent un lustre rouge-orange. 








Sous espèces : 20

B. s. rhizophorae pour les Comores
B. s. rutenbergi pour Madagascar, Réunion

Héron strié


 Héron strié
Butorides striata

On le nomme en Shimaorais et Shibushi : Shidankahi


Accès direct sur ma galerie Oiseaux.net pour cette espèce.

À marée basse, posons-nous sur un rocher, camouflés (non par peur d'effrayer les oiseaux car on peut tomber nez à nez avec eux, nous sommes souvent plus surpris qu'eux) mais pour nous protéger du soleil. Un "affût" sans protection ne pardonne pas , surtout sous ces latitudes ! Même si ces jours-ci des nuages se sont accrochés à l'île. Pour tout dire, un nouveau cyclone arrive !

Regardez comme il se fond sur le platier, pas très haut, il pourrait parfois nous dire "Oh regardez moi un peu, je suis là, juste à côté de vous et JE SUIS BEAU !"


Cette série présente deux individus bien différents (observez la couleur des tarses)
 



Il existe sur Petite Terre deux spots pour les rencontrer avec certitude à chaque fois. Le platier de Moya et les piscines, les deux, à marée basse bien entendu. Il n'est cependant pas du tout exclu de les rencontrer à la barge, le long du Boulevard des Crabes et dans la Lagune des Badamiers.


On ne possède pas de données précises sur les statistiques globales, toutes sous-espèces confondues. En Amérique, les hérons striés sont considérés comme communs, bien que peu répandus dans les régions de l'ouest. En Afrique, cette espèce est répandue ou commune. Elle est classée par l'IUCN comme ne posant pas de problème majeur.


Les rencontres sont bien sûr très nombreuses à marée basse, comme dit plus haut. J'ai noté que le héron strié se nourrissait, entres autres, mais bien souvent, de poissons amphibies, communs sur Mayotte.

Deuxième individu





Finalement, il nous jettera un coup d'œil furtif, car il a bien mieux à faire que de prêter attention aux deux échassiers que nous sommes. Alors, nous gardons nos distances pour lui laisser son espace privé, nous savons de toutes façons qu'il ne s'envolera pas et que nous pourrons en profiter. 



Et en cas de départ un peu précipité sur une proie, 
on prie pour ne pas louper le cliché, s'il est réussi cela donne ça :





Rater pour lui cette fois-ci...



Sous espèces : 20

B. s. rhizophorae pour les Comores
B. s. rutenbergi pour Madagascar, Réunion

Les éponges des piscines


Les éponges, tout comme les différents types de corail font partie des merveilles des océans.

Afin de se nourrir, les Porifères (éponges) filtrent l’eau qui les traverse, pour y capturer des proies. Cette stratégie ne demande ni structure complexe, ni mouvement coordonné.


Les éponges forment l’organisation la plus simple : ce sont des colonies de cellules pratiquement indifférenciées, sans structures internes réelles, ni fonctionnement. Ce sont des animaux sans système nerveux ni tube digestif. Leur corps n’est formé que par deux couches de cellules (ectoderme et endoderme).

On observera dans leur structure interne des canalicules, permettant de diriger les flux d’eau. Une grosse éponge d’1 m filtrera jusqu’à 2000 l / jour.

15 000 espèces dénombrées dans le monde, leur anatomie simple donnera pour une même espèce, de nombreuses morphologies (sphéroïde, incrustante ou tubulaire) rendant leur identification précise difficile.







Taxinomie *

Embranchement : Poriféra
Ordre : 24
Famille : 127
Espèce : environ 15 000

Les anémones coloniales

Zoanthus sansibaricus ou zansibaricus 


Se rencontrent dans tout l'ouest de l'océan Indien, à quelques centimètres sous la surface de l'eau, les colonies de zoanthidés sont composées d'individus mesurant environ 1 cm. Ensemble, les anémones individuelles forment un tapis aux couleurs vives couvrant un rocher immergé.


Vert


De couleur blanche et marron avec une base qui semble être verte


De couleur verte et jaune


Ici on peut voir la différence entre les anémones sous l'eau et celles hors de l'eau. Les colonies d'anémones hors de l'eau sont toutes refermées sur elles même. Une façon de se protéger contre la chaleur à marrée basse. Les anémones immergés mesurent un bon centimètre.

Taxinomie *

Ordre : Zoanthaires
Famille : Zoanthidés
Genre : Zoanthus
Espèce : Zansibaricus

Corail chou-fleur


Pocillopora (Lamarck, 1816) : Corail choux fleur


Le corail chou-fleur Pocillopora meandrina est une espèce issue de l'océan Indo-Pacifique Ouest, se trouvant dans l'océan Indien Central et du Nord-Est (pas du côté Afrique), l'Indo-Pacifique central, l'Australie tropicale, le sud du Japon et la mer de Chine méridionale, l'ouest océanique du Pacifique, les îles Hawaï et l'atoll Johnston, et l'extrême Pacifique oriental. Ce "pocillo" est également signalé depuis les îles Rodrigues et les Samoa américaines.

Selon les zones géographiques, Pocillopora meandrina est considéré comme rare ou très abondant.


Cette espèce existe sur ​​les récifs peu profonds et dans les communautés de coraux sur les récifs rocheux, à une profondeur de 3 à 27 m. Les colonies sont petites (jusqu'à 30 cm). Parmi les coraux constructeurs de récifs de la région orientale du Pacifique tropical, les espèces de pocilloporidés connaissent les plus forts taux de croissance. 

El Niño, lié aux phénomènes ENSO*, et les changements climatiques sont sans doute la principale menace dans le Pacifique tropical oriental car les "pocillos" ne supportent pas les températures trop chaudes très longtemps.










Ordre : Scleractinia
Famille : Pocilloporidae
Genre : Pocillopora
Espèce : Meandrina

Corail vinaigrier


Nous avons déjà bien avancé sur les découvertes de Mayotte, qu'en pensez-vous ? 

Vous connaissez déjà quelques papillons, libellules, oiseaux, mollusques, je vous ai emmenés en forêt, humide et sèche, une partie car je vous promets d'y retourner à nouveau.

En attendant vu la météo locale (il fait chaud hein ?), je me suis dit qu'on pourrait retourner dans l'eau ? qu'en pensez vous ? 

Alors, on se refait un coup de piscine, durant les grandes marées (équinoxes du printemps et de l'automne), puisqu'il n'y a qu'à cette période que l'on peut en profiter pleinement. Mais attention cela ne dure que 3 jours(En un CLIC si vous voulez)

Retour au milieu des coraux, espèces animales menacées par le réchauffement climatique, la pollution, La pêche aux explosifs et au cyanure souvent en cas de pêche illégale, le tourisme et activités sous marines, le commerce du corail mais aussi les tempêtes, cyclones...




Tara Océans qui a mouillé en mai 2010 autour de l'île (nous l'avions à l'époque croisé dans le lagon) nous a appris que plus de 50 % des coraux autour de l'île étaient mort. À l'intérieur de la barrière de corail, tout cet ensemble est encore protégé, dès que l'on passe la barrière, ce sont souvent des cimetières de coraux que l’on a sous l’eau.


Acropora humilis (Oken, 1815) : Corail vinaigrier

Ici coraux dur LPS (Abréviation de Large Polyps Scleractinians c'est à dire : coraux durs à grands polypes)



 




Cette espèce fait partie des coraux de l'océan Indien et les mers adjacentes. Des couleurs et des aspects que je pourrai photographier des heures....


 Taxinomie *

Ordre : Scleractinia
Famille : Acroporidae
Genre : Acropora 
Espèce : Humilis

Guêpier de Madagascar - 3



Madagascar Bee-eater 
Merops superciliosus (Linnaeus, 1758) : Guêpier de Madagascar

Shimaorais : Tsoungouri
 

C'est un oiseau sociable en toute saison, chassant à l'affût à partir d'un fil électrique ou de la cime d'un arbre. Dès qu'il a capturé une proie, il revient rapidement à son perchoir pour la frapper et, si elle est venimeuse, la frotter pour en extraire le poison. A la nuit, il forme avec ses congénères de grands dortoirs communs.

Le régime est toujours insectivore mais le menu varie considérablement selon les régions. Je vous ai concocté cette petite vidéo. À Madagascar, ainsi qu'aux Comores, ce guêpier consomme surtout des criquets, des cigales, des punaises, des guêpes, des coléoptères, des mouches et des papillons de jour.

Les scènes ont été filmées sur Petite Terre, respectivement autour du lac Dziani (pour revoir les photos en 1 CLIC) et dans la lagune des Badamiers. Nous nous y arrêtions souvent le soir, c'était notre pause d'une petite heure après nos 15-20 km de marche, assis au milieu de la mangrove à marée basse. Les Guêpiers viennent y chasser, tous les jours à partir de 16h, un spectacle que je vous laisse admirer.


Pour mieux apprécier la vidéo, vous pouvez vous mettre en plein écran. 




Les zébus de Dziani

Bos taurus indicus (Linnaeus, 1758) : Zébu


Bos taurus indicus est un bovidé domestique descendant d'une sous-espèce indienne de l'aurochs. Le mot zébu vient du tibétain « zeba » signifiant étymologiquement « bosse ». Il existe en couleurs aussi variées que celles du bœuf. Cependant, les couleurs rouge et gris clair sont majoritaires.

Originaire de la péninsule indienne il est arrivé, par la suite, en Afrique où ses capacités d'acclimatation se sont bien adaptées à l'assèchement progressif d'une partie du continent.

À Mayotte, les zébus sont aujourd'hui attachés pour éviter les accidents. En effet les paysans laissaient leurs zébus en totale liberté, les accidents de la route étaient alors nombreux. Les autorités ont donc demandé à ce que chaque zébu soit accroché. 

Mais il a fallu ensuite expliquer que la corde ne devait pas être trop longue, car un zébu attaché qui avait la tête dans le champ, pouvait avoir l'arrière train sur la route !

Sur le lac Dziani le problème ne se pose pas. Cette femelle et maman n'a pas hésité à venir se frotter les yeux sur mon bâton de marche.



 Finalement, l'objectif semble lui plaire aussi !





Guêpier de Madagascar - 2


Madagascar Bee-eater 
Merops superciliosus (Linnaeus, 1758) : Guêpier de Madagascar
Shimaorais : Tsoungouri
 
L'avantage à Mayotte, c'est que les oiseaux ne sont pas chassés. J'ai pu m'approcher d'un Guêpier à une dizaine de mètre sans même l'effrayer. Oui avant que vous me le disiez, je confirme que je mesure ma chance.

Nous passions certains soirs, au retour sur Petite Terre, une bonne heure dans la mangrove de la lagune. Assis sur le chemin de pierre, le spectacle était des plus grandioses, on ne disait plus rien, on restait là, à les admirer chasser. C'est comme dans un rêve... je vous ai préparé une vidéo pour bientôt, afin de vous faire rêver vous aussi ;) 

Certains me connaissent bien et savent que j'apprécie tout autant les photos en gros plan que les photos d'environnement. Alors, pour un oiseau aussi beau que le Guêpier de Madagascar, je vous aurai proposé les deux. 










La flore sur Dziani Dzaha

Même si le lac Dziani Dzaha est entourée d'une forêt sèche, on y rencontre comme partout sur cette île (Grande Terre et Petite Terre) une flore variée, colorée et plus ou moins odorante en fonction des biotopes. Malheureusement parfois, non indigènes et très invasives.



Mimosa pudica




une espèce d'hibiscus 




Lantana camara ordre lantana  ou Corbeille d'or. Introduit pour ses vertus ornementales. Cette plante, qualifiée de petit arbuste prend vite le pas sur les espèces indigènes, en même temps il est une source de nourriture pour certains lépidoptères et certains nectariniidés, ce qui facilite leur propagation. Encore plus important, ses nombreuses racines bien entremêlées représentent d'excellents remparts contre l'érosion. Alors sa présence est-elle bonne au niveau géologie et mauvaise au niveau botanique. ... ? 

Outre son aspect ornemental, cette plante a été introduite à la Réunion et à Madagascar pour faire tomber la fièvre. Son usage s'est vite répandu à Mayotte. Attention, les graines vertes sont toxiques






Gliricidia sepium, petit arbre de 5 à 10 mètres de haut. L'écorce est gris-beige, lisse et possédant des lenticelles * . Les inflorescences apparaissent en grappe au mois de septembre. Cet arbre est couramment utilisé pour délimiter les parcelles.





Leptadenia madagascariensis 
Famille des Asclepiadaceae, plante médicinale


  
Des graines semble-t-il, dont je ne connais pas le nom, mais je les trouve amusantes.


 
Les jeunes pousses de manioc, brèdes de manioc, consommées en légume, un régal également.