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Madame Dendrocopos major


Sa venue est quotidienne, sa place toujours la même, cette vieille branche de poirier au fond du refuge et laissé à l'abandon des années. Alors les jours passent, soleil, nuages et j'en profite.

Pic épeiche
Dendrocopos major, Great Spotted Woodpecker



 Coincer les graines dans un trou pour les manger est sa technique favorite.














Nous avons décidé de (lui) faire un nichoir. Entre nous, les vieux troncs ne manquent pas dans le coin mais cela fait deux années que nous voyons des juvéniles en été. Alors si ce trou peut attirer un pic épeiche, pic vert ou toute autre espèce cavernicole, tant mieux. Il "a suffit" d'évider une grosse bûche de Tremble taillée dans un tronc tombé par une tempête fin 2015, travail qui a demandé à JC de nombreuses heures. Avec ses 50 cm et ses 6 kilos ou plus, le plus dur a été de l'accrocher à un tronc. Mais c'est chose faite.



Nos chevreuils sont de sortie


Les jours rallongent, les températures sont très bonnes, très tôt le matin quand le hameau dort encore ou à la tombée de la nuit juste derrière nos clôtures, les rencontres redeviennent quotidiennes. 





Cette femelle pleine broute tranquillement devant moi tout en restant aux aguets. Le changement de poils ne l'a met pas en valeur
mais d'ici quelques temps elle sera bien belle et peut-être aura-t-on la chance de voir son petit.











Enfin loin de nos clôtures, les rencontres sont tout aussi belles. Il suffit juste qu'elles restent loin de nos clôtures justement ! Les lapins du refuge ne sont montrent pas et ils ont raison ☺
Mais nous avons trouvé la meilleure arme naturelle contre eux. Du marc de café pour répulsif, c'est infaillible et c'est tant mieux. 




Photos Nath et JC

Corythornis vintsioides (johannae?), la flêche bleue de Mayotte.




Après la sieste des chevaliers, je tombe nez à nez avec Corythornis vintsioides, le Martin pêcheur Vintsi. Après deux trois photos dont peu ressortent bien par l'ombre des Badamiers, celui-ci s'envole et se pose dans la mangrove juste derrière nous. Mais avant toutes autres photos, voici le Chevalier guignette d'hier sous son rocher que peu de monde a trouvé ;-)



Martin pêcheur vintsi
Corythornis vintsioides, Malagsy kingfisher

Lire sa fiche Oiseaux.net






Je m'approche et respecte une distance de sécurité que je sais bien moins grande qu'en métropole avec notre Martin pêcheur d'Europe. Je fais attention aussi à l'eau car nous sommes en marée montante. Je ne vous fais pas le jeu du "où est Martin" comme hier avec le chevalier ;-). "Notre" Martin se trouve dans le rond rouge.



Petit clin d’œil à Pascale : à Mayotte si tu peux éviter les jambes de pantalons dans les endroits sans moustique, fais-le. C'est insoutenable avec la chaleur et l'humidité surtout quand tu dois t'accroupir ou ramper sans cesse lol.


"Corythornis vintsioides vintsioides vit à Madagascar, ses parties bleues sont violacées. Corythornis v. johannae vit sur l'archipel des Comores, ses parties bleues sont plus pâles et plus vertes que chez la race type" (oiseaux.net). Mayotte faisant partie de l'archipel des Comores, nous ne savons pas s'il s'agit ici de la race type ou de la sous-espèce johannae.



À voir la longueur du bec de l'oiseau, on se dit qu'il aurait pu être classé parmi les martins chasseurs d'Afrique,
mais génétiquement c'est bien un Martin pêcheur. 



La longue plume bleu turquoise de sa huppe tombant derrière la calotte, quasi invisible en temps ordinaire, se voit ici à merveille. 





Ici des reflets violacés pourraient faire penser à la race type Corythornis vintsioides vintsioides



Si ce n'est de belles pauses, nous n'avons pas eu l'attaque que nous avons attendue une bonne demi heure accroupis. 


Photos JC et Nath

Heure de sieste chez les Chevaliers guignettes (Actilis hypoleucos)




Après les Badamiers, si nous continuons le long de la côté nous tombons sur Papani, puis Moya. En tout ce sont 5 plages de rêves (et de braconnages). Malheureusement il y a des passages uniquement accessibles par grande marée, pour faire l'aller retour en tout cas. C'est donc en voiture que nous rejoignons Moya. 
Re voici le profil des 3 plages de Moya pris en 2012. La plage que vous voyez au premier plan donne sur le platier où les tortues viennent brouter les herbes à marée haute et où à marée basse les limicoles sont à la recherche des crustacés et poissons prisonniers des trous. Suivent, la plage principale de Moya où les émergences de tortues ont lieu et la dernière où nichent quelques ardéidés. 


Nous savons pertinemment que nous y rencontrerons toujours une espèce d'oiseau. Quand les Guêpiers de Madagascar et Martins pêcheurs vintsi y sont toute l'année, certains ne sont que de passage pour l'hiver austral.  Ce jour là nous arrivons à l'heure de la sieste des Chevaliers guignettes.

Nous y voilà.



Chevalier guignette
Actilis hypoleucos, Common sandpipe

Lire sa fiche Oiseaux.net











JC a déniché une autre espèce à deux pattes cachée derrière les rochers espionnant les chevaliers. Non ce n'est pas un prédateur, loin de là !
Observez bien, les chevaliers sont sous l'ombre du gros rocher, à gauche, à ma hauteur. 


Nous repartons sans réveiller ce petit monde quand une espèce bien plus colorée nous est tombée dans les "bras". La suite demain.... 

Comme prévu la fiche Oiseaux.net sur le Héron de Humblot est rédigée et en ligne depuis le 23 février.

Un Héron strié à la tombée de la nuit.




Nous sommes occupés avec les limicoles. Le Héron strié est occupé avec ses poissons amphibie. Cette situation convient à tout le monde. Sauf que de temps en temps quand il s'approche trop de moi, je ne me gène pas ! 


Héron strié ssp des Comores
Butorides striata rhizophorae - Striated Heron

Lire sa fiche Oiseaux.net



"Oh attention, je suis derrière le rocher avec mon appareil !!!"












Le dortoir des limicoles en Petite Terre


Le platier des badamiers de Petite Terre constitue un bon dortoir pour de nombreux limicoles hivernant à Mayotte. Pluviers, gravelots, courlis, dromes ardéoles, sternes, ils y sont nombreux. Malheureusement nous n'avons pas encore pu y observer les Dromes ardéoles ni les diverses sternes, séjournant sur Mayotte durant l'hiver austral, nous les manquons à chaque fois. Il s'agit en outre du principal reposoir de la Sterne voyageuse : de décembre à mai, la vasière accueille une population estimée à plus de 10 000 individus, soit 40% de la population africaine. En ce début 2016, plus de 3000 sternes voyageuses ont été observées sur les reposoirs de Petite-Terre (Gepomay). Il nous faut donc y retourner à cette période. ☺ Et le 600 mm n'y est jamais allé non plus ;-)
C'est en fin de journée que nous décidons d'aller y faire un tour, vers 16h30 quand le soleil quitte l'île et au moment d'une marée haute. 

C'est un Corbeau pie qui annonce le retour d'un groupe au dortoir. 

Corbeau pie - Corvus albus


Un Courlis corlieu cherche sa nourriture un peu plus à l'intérieur de la vasière. Sur une ancienne nécropole que je vous avais fait découvrir ICI

 Courlis corlieu - Numenius phaeopus

Les Grands gravelots, Gravelots de Leschenault et Pluviers argentés se regroupent de plus en plus à la tombée de la nuit. Ces limicoles parcourent plusieurs milliers de km, du grand Nord pour certains ou d'Asie pour d'autres afin de trouver repos et nourriture dans les vasières mahoraises.




Gravelot de Leschenault - Charadrius leschenaultii












Enfin les Pluviers argentés arrivent, mais à cet instant la luminosité est de moins en moins présente, nous quittons le platier après ces deux clichés.

 Pluvier argenté - Pluvialis squatarola